Si le repli des ventes de logements anciens s’est poursuivi en région parisienne, la baisse des prix commence à ralentir. Les maisons restent en revanche plus impactées que les appartements.
Le marché immobilier francilien est engagé dans une phase de réajustement progressif après deux années de fortes turbulences. Si les volumes de transactions restent contraints, l’érosion des prix ralentit sensiblement, selon les dernières études présentées par les Notaires du Grand Paris.
Les ventes de maisons ont chuté en région parisienne
Selon les chiffres communiqués par la chambre notariale, moins de 26 000 logements anciens ont été vendus sur un trimestre, soit une baisse de 18 % par rapport à l’année précédente. Un recul des transactions qui frappe plus sévèrement les maisons individuelles (- 21 %) que les appartements (- 17 %).
Seules 18 000 maisons ont trouvé preneur sur l’ensemble des douze derniers mois en Ile-de-France, un plancher inédit depuis un quart de siècle. La grande couronne a été particulièrement concernée. « Avant la crise sanitaire, les maisons de grande couronne connaissaient des délais de vente longs. La période post-covid avait suscité une euphorie inhabituelle. Cet engouement s’est dissipé et le marché retrouve désormais ses fondamentaux », observe Frédéric Labour, notaire à Sainte-Geneviève-des-Bois.
Vers une stabilisation progressive des valeurs
La correction des prix s’est logiquement répercutée sur les valeurs au mètre carré, mais l’atterrissage s’effectue en douceur. Selon les notaires, la stabilisation des valeurs observée limite le recul annuel du prix des appartements à 4,3 %, avec un tarif moyen se maintenant autour de 6 140 € le m² en petite et grande couronne. Côté maisons, la baisse annuelle s’établit à 6 %, avec un prix médian individuel d’environ 327 000 €.
Des conditions bancaires plus favorables aux emprunteurs
Si la reprise rapide des volumes n’est pas encore d’actualité, Elodie Frémont, présidente de la commission des statistiques immobilières à la chambre des notaires du Grand Paris, met en avant l’assouplissement salutaire des taux de crédit :
« Les conditions de financement s’améliorent nettement. Les établissements bancaires se montrent plus conquérants et assouplissent leurs exigences d’apport personnel. »
La politique monétaire de la Banque Centrale Européenne (BCE) a permis de redonner du pouvoir d’achat immobilier aux ménages solvables. Les professionnels du secteur constatent sur le terrain un retour progressif des visites et des intentions d’achat, augurant d’un marché plus fluide et rééquilibré pour les prochains mois.